28 octobre 2007

Et vice versa

Les gens dans les gares
Le même trajet, le même regard
Comme un seul homme marchant sur le quai
Ils sont téléguidés
Moi, je m’égare…

Aux heures d’affluence
Loin de la foule sous influence
Je marche seul et dans l’inconnu
Loin des sentiers battus
De la tendance…

Je cherche à travers toi
…et vice versa
L’envers de la diapo
…recto verso
Nous traversons la vie
…et vice versa
Tête bêche et dos à dos
…recto verso

Sur toutes les antennes
Les mêmes slogans, les mêmes rengaines
Clichés qui pleuvent et qui nous endorment
Dans le monde uniforme
Qui nous enchaîne…

Quand les gens conversent
Faut-il tomber à la renverse
Pour actionner les zygomatiques
En mode automatique
Auto-reverse… ?

Je cherche à travers toi...

Sens dessus dessous
Ça fait du bien mais ça secoue
Ça n’empêche pas, la tête à l’envers
D’avoir les pieds sur terre
Et le reste… où ?

Je cherche à travers toi...


Lire aussi Tu m'abandonnes, La clé du paradis, Carré blanc, Comme une voix

27 juillet 2007

Tu m'abandonnes (pour Dan Peeters)

Tu m’abandonnes
Et je frissonne
Comme si j’avais froid

Si monotone
Ma vie pèse une tonne
Quand tu t’en vas

Toi
Tu sépares
Moi
Je répare
Toi
Tu respires
Moi
Je soupire
Toi
Tu m’oublies et
Moi
Je ne pense qu’à toi


Tu m’abandonnes
Rien ni personne
Ne te remplacera

Tu m’abandonnes
Tout tourbillonne
Autour de moi

Toi
Tu décolles
Moi
Je recolle
Toi
Tu revis
Moi
Je survis
Toi
Tu m’oublies et
Moi
Je ne pense qu’à toi


Tu m’abandonnes
Mais je te pardonne
Prends bien soin de toi !

Lire aussi La clé du paradis, Carré blanc, Comme une voix

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23 juin 2007

La clé du paradis (pour Dan Peeters)

Texte co-signé avec Renaud d'Albray

Tu jouais si bien du trombone
Mais t’es resté dans les coulisses
Je te connaissais mieux que personne
J’étais si fier d’être ton fils

Tu m’écoutais chanter «Diego»
Et je me prenais pour Johnny
Mais c’est le jazz que j’ai dans la peau
C’est toi qui m’as donné l’envie

T’as pas la clé du paradis
Tu m’as donné la clé de sol
La note bleue qui a grandi
Et qui s’éteint dans un bémol
C’était le souffle de la vie
Le chant d’amour de ton trombone
Papa, papa, t’es pas parti
Tu seras toujours mon idole


Cet air en toi qui te hantait
Sera-t-il à jamais perdu ?
Dans ton délire tu le chantais
Je ne l’ai jamais entendu

Je garderai toujours la flamme
La seule que t’as jamais éteinte
Oui, c’est le jazz que j’ai dans l’âme
Il nous unit comme une étreinte

T’as pas la clé du paradis...

Lire aussi Carré blanc, Comme une voix

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12 août 2006

Carré blanc

Piano cassé
Concassé
Autos cassées
Compressées
W-C
Dédicacé
Carré blanc…
Blanc cassé
Sur fond blanc…
Pas cassé !

Qui paiera les pots cassés ?

Piano cassé
Éparpillé
Y’a qu’à piller
Estampiller
Y’a qu’à s’baisser
Pour ramasser
Carré blanc…
Bulletin blanc
Création…
Sans opinion !

Qui veut perdre des millions ?

Piano brisé
Collé sur toile
Palais-Royal
« Colonnisé »
Pont emballé
Pas emballant
Voile blanc…
Carré blanc
Carton rouge…
Plus rien ne bouge !

Qui veut bien faire semblant ?

Notre avenir
Est tout tracé
Conditionné
Subventionné
Y’a qu’à penser
Tout dépenser
Carré blanc…
Marée noire
C’est troublant
Ce marché noir !

Qui veut bien se faire avoir ?

Où est passé
Notre passé ?
Effacé
Éliminé
Par l’avant-garde
Déterminée
Dessiner…
C’est terminé
Piétinez…
C’est gagné !

Qui sera épargné ?

Artiste cassé
Dépossédé
Public volé
Déboussolé
Critique visé
Supervisé
Carré blanc… cassé
Carrément… lassant
J’en ai plus qu’assez
De jacasser
En grimaçant
De ne penser qu’à ces…

Pianos cassés
Concassés
Autos cassées
Compressées
W-C
Dédicacés
Carré blanc…
Blanc cassé
Sur fond blanc…
Pas cassé !

Qui paiera les pots cassés ?

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31 janvier 2005

Comme une voix

Texte co-signé avec Francis Williart

Moments d’amour, moments de joie
La nuit, c’est comme si tu étais là
Tu vis toujours au fond de moi
La nuit, je rêve que tu me dis tout bas :

« J’ai vécu, j’ai aimé la vie
Et je pense à toi, là où je suis
Comme un ange veillant sur ta vie
Je vis dans ton âme aujourd’hui »

Parfois l’amour guide mes pas
Je ne peux pas m’expliquer pourquoi
C’est comme une voix au fond de moi
C’est comme une voix qui me dirait tout bas :

« J’ai vécu, j’ai aimé la vie...»

Les gens d’ici ne me croient pas
Souvent je doute et je perds la foi
Il n’y a plus rien au fond de moi
Où est cette voix qui me disait tout bas :

« J’ai vécu, j’ai aimé la vie... »

Reviens et redis-moi tout bas :

« J’ai vécu, j’ai aimé la vie... »

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